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    Plans et elévations de deux petites maisons

    Plans et elévations de deux petites maisons
    Brasil
    XIX

    Plans et elévations de deux petites maisons,une de ville et l´autre de campagne, por J. B. Debret

    Fundação Biblioteca Nacional, Brasil

    Biblioteca Brasiliana Guita e José Mindlin

     

     

     

     

    Nota

    Pracha 42 do terceiro volume Voyage pittoresque et historique au Brésil [...]. Esse livro foi publicado inicialmente em Paris, em 26 fascículos, durante os anos 1834 a 1839,formando um conjunto de 3 volumes. O primeiro volume é dedicado aos índios e à natureza; o segundo registra os brancos e os negros em seu cotidiano, retratando inúmeros escravos; o terceiro é voltado para a corte e as elites, tratando de cenas do cotidiano e das manifestações culturais, como as festas e as tradições populares. Os exemplares da Viagem pitoresca foram impressos, em sua maioria, com gravuras em preto e branco, embora tenham sido produzidos uns pouquíssimos exemplares coloridos.

    Explication de la planche.
    Je donne, sous le n" i, la façade d'une série de petites maisons à rez-de-chaussée et contiguës, qui forment la presque totalité des rues et des places de Rio-Janeiro. Mais le petit corps de bâtiment à un étage, et dont la saillie n'est que d'un pouce seulement, donnera ici l'exemple de l'enfance de l'art, dans la répartition peu symétriejue des ouvertures naïvement soumises à l'exigence des entrées. Le plan du rez-de-chaussée, placé immédiatement audessous de ce dernier dessin , décèlera également l'inconvenance de la mutilation de cette façade, pour donner maladroitement entrée à deux maisons différentes. J'ai réuni sous le même numéro la façade opposée- qui donne sur le jardin. Elle laisse apercevoir, de ce côte, une partie du premier étage-, masqué par le corps de bâtiment à rez-de-chaussée, beaucoup plus en avant, où se- trouve une cuisine- dont la porte communique au jardin. Ces maisons particulières habitées par une seule famille, sont e-n général étroites et très-profondes. Elles ne se composent ordinairement que d'un rez-de-chaussée, et quelquefois d'une petite pièce donnant sur la rue (appelée Sotto). On y entre par une allée qui conduit à une petite cour autour de laque-Ile sont réunis les besoins du service; tels que, salle à manger, cuisine, logement des esclaves domestiques. Sur la rue le salon ou parloir à la suite duquel sont les chambres à coucher.
    Renvois explicatifs du rez-de-chaussée, [a) A estibule ou corridor, (b) Salle de réception. (r) Chambres à coucher obscures, espèces d'alcôves, (d) Salle à manger, (e) Office, (f) Cour, puits, (g) Cuisine, [h) Chambre de nègres, (i) Jardin. (/,-) Ecurie, ou plutôt hangar sous lequel est une mangeoire.

    Premier Etage. (A) Chambre à quatre croisées. (B) Espèces de couloirs obscurs servant de chambres à coucher. (C) Cabinet à quatre croisées. D) Toiture des pièces qui entourent la cour où se trouve- le puits. (E) Toiture du hangar.

    N" -2. — Le n" 2 se compose du plan et de deux élévations, lune de face et l'autre de profil, d'une petite maison de campagne (chacra). J'y ajoute, comme dans les petites maisons de ville , l'exemple du petit étage ; luxe déjà remarquable dans ces modestes habitations rurales, ordinairement simples rez-de-chaussée, et <|iii , la plupart, n'ont que quatre colonnes à leurs varandas. ce qui diminue d'autant la largeur du bâtiment.
    (*) E est un marbre- blanc assez terrasseux, employé- spécial,-nient pour les frontons, les chambranles des portes extérieures et intérieures des l'-gliscs, balustrades, etc.
    (**) Le-granit, I, brique ave-c mortier, ou stuc a l'italienne dont on Lut les moulure-, .iwc la petite truelle. An Brésil, ce son) des nègres epu MI vent de maçons e-t el'oi in-nianistes. Le hoii ele breiile-t et les autres, recherc h e ,-n France pou, I cbi'iiisterie, là, sont employé!-» aux ennstinotions en charpente. Les jésuite-, ont introduit a Saint-Paul la construction que l'on appelle Pisé; il s'y conserve: très-bien.

    Celle- que nous donnons ici, et qui n'est pas Tune des moins importantes, est extrême-Mit remarquable par son analogie avee- celles des Maures en Afrique, et beaucoup plus encore avec les maisons antiques de Pompait, quant au plan surtout, dont voici les détails compares.


    Numeros de renvoi
    Len°(i) /varanda, galerie, entrée de l'habitation. — Protyrum des anciens, qui signifie en avant des portes. (2) Oratorio, oratoire, petite chapelle fermée de deux volets comme une armoire; ararium des Romains décrit de la même manière par Pline, mais qu'il place dans une partie plus secrète de l'habitation , au lieu qu'ici, l'autel est placé de manière à ce que les assistants venus des environs, et les esclaves, placés dehors, puissent cependant voir l'officiant. Car, posséder un oratoire régulièrement desservi par un chapelain est un luxe infiniment honorable pour le propriétaire d'une chacra, au Brésil. <3) Sala, salon de réception; tablinum ou exedra, dans lequel les anciens se rassemblaient en cercle pour converser ; au Brésil, on y voit également la société assise en cercle sur des nattes étendues par terre; et les dames constamment les jambes reployées à la manière des Arabes; chez les plus riches, il y a des espèces de canapés, appelés marquezas, sur lesquels elles conservent, par décence, la même posture à l'asiatique. (/1) Salade jaittar, salle à manger; partie abritée et fraîche du péristyle de l'atrium ; elle correspond au triclinium des anciens qui y mangeaient couchés sur des lits rangés autour d'une table, (y) Areu, cour ou sol découvert entoure-d'un portique; les Romains l'appelaient impluvium, parce que les eaux des combles venaient s'v épancher, et de là, s'y conserver dans une citerne. (G) Atrium, antique dénomination des anciens, comme celle d'à rai ou impluvium, conservées au Brésil, y sont également appliquées aux mêmes formes et aux dispositions semblables dans les maisons de Pompeia : dispositions de localité, qu'on retrouve encore en Espagne et en Afrique, dans les habitations particulières construites par les Sarrasins. (7) Corrcdor, sorties particulières par lesquelles les nègres circulent pour le service, sans passer par les appartements des maîtres; posticum, chez les Romains ainsi qu'au Brésil, est une- partie de Y atrium où couchent les nègres de service, familiarii des anciens. (8) Quarto, chambre avee; croisées occupée par les maîtres, équivaut au thalamus, déi nation romaine d'une chambre nuptiale, ou des maîtres. (9) Escada, escalier, scala chez I Romains ; celui-ci monte- du quarto du maître au petit logement supérieur, ordinairement occupé parles enfants de la maison. (10) Alcova, alcôve-, nom dérivé d'alcoba, mot arabe qui indique une tentefermée, ou une armoire dans lesquelles on couche; tradition parfaitement appliquée ici à une chambre à coucher privée de fenêtres. (1 1) Fogdo, ou la partie pour le tout; eozinha , loyer relevé, avec bouche de four, ou cuisine; en latin fornax, câlina. ( l a ) Officia, office, oporotheca, qui indiquent également le lieu où l'on conserve les provisions de bouche, (i'i) Quarto dos negros doèntes, chambre des nègres malades; chez les anciens hospieium. (.4) Pateo basse-cour où sont les volailles, chez les Romains platea.

    Explicação da prancha

    Apresento sob número 1 a fachada de uma série de pequenas casas térreas e contíguas que constituem a quase totalidade das ruas e praças do Rio de Janeiro. Mas o pequeno edifício de um andar, com saliência de uma polegada apenas (?), . dá aqui o exemplo da infância da arte na distribuição das aberturas ingenuamente sujeitas à exigência das entradas. A planta do rés-do-chão, aqui colocada logo abaixo desse último desenho, revela igualmente a inconveniência da mutilação da fachada para dar desastradamente entrada a duas casas diferentes. Apresento, no mesmo número, a fachada oposta, voltada para o jardim, mostrando desse lado uma parte do primeiro andar, escondido pelo corpo do edifício do rés-do-chão, muito mais para a frente e no qual uma porta (da cozinha) comunica com o jardim.
    Essas casas particulares, habitadas por uma única família, são em geral estreitas e muito profundas. Compõem-se comumente de um rés-do-chão e algumas vezes de uma pequena peça dando para a rua (sótão). Entra-se por um corredor que conduz a uma pequena área em torno da qual se localizam os cômodos destinados ao serviço da casa: sala de jantar, cozinha, aposentos para os escravos domésticos. A sala de visitas dá para a rua e em seguida se localizam os quartos de dormir.
    Planta do rés-do-châo. a — Vestíbulo ou corredor. b — Sala de visitas. c —Quartos de dormir, escuros, espécie de alcovas. d — Sala de jantar. e — Copa. f— Área, poço. g — Cozinha. h — Quarto dos negros. i — Jardim. k — Estrebaria, on melhor, hangar com um cocho.
    Primeiro andar. A — Quarto com quatro janelas. B — Espécie de corredotes escuros para os quartos de dormir. C — Gabinete de quatro lanelas. D — Telhado dos cômodos que cercam a área onde se encontra o poço. E — Telhado do hangar
    N.° 2. O número 2 é constituído pela planta e duas elevações, uma de frente e outra de perfil, de uma pequena chácara. Acrescento, a exemplo das casas da cidade, o pequeno primeiro andar, luxo já notável nessas modestas habitações rurais, que são, em geral, simplesmente térreas e que têm comumente quatro colunas apenas em suas verandas, o que diminui, na mesma proporção, a largura do edifício.
    A que apresentamos, e que não é das menos importantes, é notável pela sua analogia com as dos mouros na África e muito mais ainda com as casas antigas de Pompéia, cujos detalhes damos aqui para comparação.

     

    Re|erências

    1 — Varanda, galeria, entrada da casa; protyrum dos antigos, o que significa: na frente das portas. 2 — Oratório; ararium dos romanos, descrito por Plínio como colocado numa parte mais escondida da habitação, ao passo que aqui o altar é colocado de maneira a que os assistentes vindos da vizinhança e os escravos que ficam do lado de fora possam ver o oficiante. Pois possuir um oratório servido regularmente por um capelão constitui um luxo muito honroso para um proprietårio de ¢hácara no Brasil. 3 — Sala de visitas: tablirum ou exedra, no qual os antigos se reuniam para conversar; no Brasil, também se vê a sociedade sentada em círculo sobre esteiras estendidas no chão; as senhoras, com as pernas sempre cruzadas à moda árabe; entre os mais ricos, existem sofás chamados marquesas, sobre os quais elas se conservam por decência na mesma posiçao asiática. 4 Sala de jantar, parte abrigada e fresca no peristilo do atrium,- corresponde ao triclinium dos antigos, que aí comiam deitados em leitos enfileirados em torno de uma mesa. 5 — Área, pátio descoberto cercado de um pórtico; os romanos a chamavam impluvium, porque as águas dos telhados para aí corriam e eram conservadas numa cisterna. 6 — Atrium, denominação dos antigos; como a de órea ou de impluvium, conservadas no Brasil, é aplicada aos mesmos fins que em Pompéia e sob a mesma forma existente nas casas dessa cidade romana; encontra-se ainda na Espanha e na Ãfrica, nas habitações particulares construídas pelos sarracenos. 7—Corredor, por onde circular os negros a serviço sem passar pelos aposentos dos senhores; o posticum, entre os romanos como no Brasil, é uma parte do atrium onde dormem os negros de serviço, familiaii dos antigos. 8 — Quarto com janelas, ocupado pelos senhores, equivalente ao thalamus, denominação romana de um quarto nupcial ou de senhores. 9 — Escada, scała, entre os romanos; do quarto do senhor para o pequeno aposęnto de cima, em geral ocupado pelas crianças da casa. 10 — Alcova, nome derivado de alcoba, palavra árabe que quer dizer tenda fechada, ou armário em que se dorme; tradição perfeitamente aplicada aqui a um quarto de dormir sem janelas. 11 — Fogão, ou a parte em lugar do todo. cozinha, lareira elevada com boca de forno; em latim, fornax, culina. 12 — Ofício, copa, aporotheca, indicando igualmente o lugar em que se conservam as provisões de boca. 13 — Quarto dos negros doentes,- entre os antigos hospicium. 14 — Pátio, galinheiro, entre os romanos, plateia.

    1 Trata-se de um mármore branco bastante terroso, empregado especialmente nos frontôes, nas ombreiras das portas interiores e exteriores das igrejas, nas balaustradas, etc. (N. do A.)

    2 Granito, tijolo com reboque ou estuque à moda italiana, no qual se fazem as molduras com a colher de pedreiro. No Brasil são os negros que trabalham no ofício de pedreiro e decorador o pau-brasil e outros, empregados em França na marcenaria, são aí usados no vigamento. Os jesuítas introduziram em Sâo Paulo a construção cbamada Pisé (?), que se conserva muito bem. (N. do A)

     

    Bibliografia

    Debret, Jean Baptiste, 1768-1848 . Voyage pittoresque et historique au Brésil [...] (Volume 3) [...] ou, Séjour d'un Artiste Français au Brésil, depuis 1816 jusqu'en 1831 inclusivement, époques de l'Avenement et de l'Abdication de S. M. D. Pedro 1er, fondateur de l'Empire brésilien. Dédié à l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, par J. B. Debret ...Paris : Firmin Didot Frères, 1839. 3 v., v. 3. Biblioteca Brasiliana Guita e José Mindlin

    Debret, Jean-Baptiste (desenhista), 1768-1848. Voyage pittoresque et historique au Brésil. Tome troisième. p. 66

    Debret, Jean Baptiste, 1768-1848. Viagem Pitoresca e Histórica do Brasil/tradução e notas de Sérgio Milliet/apresentação de Lygia da Fonseca F. da Cunha. Belo Horizonte: Ed. Itatiaia, 2008 (Coleção Reconquista do Brasil, 2a série; vol. 239,240 e 241),  p. 522 a 524.

     

    Observação

    Edição e pesquisa: Ana Pessoa (FCRB) e Ana Lúcia V Santos (EAU/UFRJ)

     

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    PTCD/EAT-HAT/11229/2009

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